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DUERP et CSE : mise à jour et utilisation du document unique

 

Dans chaque entreprise, la santé et la sécurité des salariés sont des priorités. Pour mieux prévenir les risques professionnels, un outil central est mis à disposition : le DUERP, ou Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels. Ce document unique CSE va bien au-delà d’une obligation administrative, c’est un véritable levier d’action pour améliorer les conditions de travail.

Les élus du CSE, en tant que représentants du personnel, jouent un rôle essentiel dans l’élaboration, la mise à jour et l’exploitation du DUERP. Mais encore faut-il bien comprendre ses enjeux, ses obligations légales, et surtout savoir comment s’en servir efficacement pour protéger les salariés.

Sommaire :

 
DUERP et CSE

Le DUERP, un outil clé pour la santé au travail

 

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un document obligatoire pour toutes les entreprises, dès l’embauche du premier salarié. Il recense l’ensemble des risques auxquels les travailleurs peuvent être exposés dans l’exercice de leurs fonctions.

Son objectif principal est clair : prévenir les accidents du travail, les maladies professionnelles et améliorer les conditions de travail. Pour cela, le DUERP permet d’identifier les dangers, d’évaluer les risques et de mettre en place un plan d’action adapté.

Il couvre l’ensemble des postes de travail, en prenant en compte des facteurs variés : ergonomie, exposition aux produits chimiques, bruit, stress, risques psychosociaux, etc. Chaque entreprise doit adapter le DUERP à ses propres réalités. Pour cela, une mise à jour du document unique régulière est indispensable.

Pourquoi le CSE est-il concerné ?

Le Comité Social et Économique (CSE) a un rôle direct à jouer dans la démarche de prévention. En effet, le Code du travail prévoit que le CSE doit être consulté sur le DUERP et sur toute mesure liée à la santé, à la sécurité ou aux conditions de travail.
 
Plus concrètement, les élus du CSE peuvent participer à l’identification des risques, proposer des améliorations et suivre l’évolution du plan d’action. Leur connaissance du terrain et des réalités des salariés est précieuse pour que le document soit réellement efficace.
 
En entreprise de plus de 50 salariés, la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), émanation du CSE, est particulièrement impliquée dans cette mission.
 
 
 
Duerp CSE

Mise à jour du DUERP : ce que dit la loi

 

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un pilier de la politique de prévention en entreprise. Il ne peut pas rester figé dans le temps : ses informations doivent suivre l’évolution des postes, des conditions de travail, et des risques qui y sont associés. C’est pourquoi la réglementation impose une actualisation régulière de ce document.

Cette exigence vise à garantir que les mesures de prévention restent adaptées aux situations réelles rencontrées par les salariés. Un DUERP non actualisé devient vite inutile, voire dangereux, car il laisse des zones de risque sans surveillance.

En plus de cette obligation générale, la loi encadre précisément les situations dans lesquelles une mise à jour est nécessaire. Elle précise aussi les conséquences en cas de manquement. Ces règles concernent directement l’employeur, mais également les élus du CSE, qui ont un rôle actif à jouer dans la vérification et le suivi du document.

 

Quand faut-il mettre à jour le DUERP ?

La mise à jour du DUERP ne se fait pas au hasard. Elle répond à des règles bien précises fixées par le Code du travail. L’objectif est de garantir que le document reste aligné avec la réalité de l’entreprise et les risques auxquels les salariés sont exposés.
 
La loi prévoit plusieurs cas dans lesquels la mise à jour est obligatoire :
  • Au moins une fois par an, dans toutes les entreprises de 11 salariés ou plus. Ce rendez-vous annuel est un minimum légal, qui permet de faire un point régulier sur les risques et les actions mises en place.
  • À chaque modification importante des conditions de travail : cela peut être un changement de locaux, l’introduction de nouvelles machines, l’adoption d’un nouveau procédé de fabrication ou encore la réorganisation d’un service.
  • Après tout accident du travail ou maladie professionnelle, surtout si cela révèle un danger mal identifié ou insuffisamment anticipé.
 
Autrement dit, la mise à jour du DUERP ne dépend pas uniquement du calendrier. Elle doit aussi être déclenchée par les événements concrets de la vie de l’entreprise. Cette réactivité est essentielle pour prévenir efficacement les risques et renforcer la protection des salariés. Les élus du CSE doivent donc rester vigilants : ils sont bien placés pour repérer les situations nouvelles et demander à ce que le DUERP soit actualisé si besoin. Leur proximité avec les salariés et leur connaissance du terrain en font des acteurs incontournables dans ce processus.
 

Quels sont les risques en cas d’oubli ?

Omettre la mise à jour du DUERP n’est pas une simple négligence. C’est une faille qui peut entraîner des conséquences sérieuses, à plusieurs niveaux.
 
D’un point de vue légal, l’entreprise s’expose à des sanctions. L’Inspection du travail peut intervenir à tout moment pour vérifier la conformité du document. Si le DUERP est jugé incomplet, obsolète ou inexistant, l’employeur risque :
  • Des amendes administratives,
  • Un redressement en cas d’accident lié à un risque non évalué,
  • Et, dans les cas les plus graves, une poursuite pour faute inexcusable si la mise à jour aurait pu éviter un dommage.
 
Mais les conséquences ne s’arrêtent pas là. En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, l’absence d’une mise à jour peut remettre en cause la capacité de l’entreprise à protéger ses salariés. Cela entache sa réputation, mais surtout, cela met en danger la santé des équipes.
 
Il faut aussi penser à la responsabilité morale. Quand un salarié est victime d’un accident évitable, c’est tout le système de prévention qui est remis en cause. Et les élus du CSE, en tant qu’instance vigilante, peuvent être interpellés s’ils n’ont pas exercé leur rôle de manière proactive.
 

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Le rôle du CSE dans la gestion du DUERP

 

Le DUERP ne concerne pas uniquement l’employeur. Le CSE a un rôle important à jouer dans sa gestion. Les élus ne sont pas de simples spectateurs : ils participent activement à la prévention des risques en entreprise.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont proches du terrain. Ils sont en contact direct avec les salariés, et ils connaissent bien les conditions de travail. Cela leur permet de repérer les problèmes rapidement, de faire remonter les alertes, et de proposer des solutions concrètes.

La loi prévoit que le CSE doit être consulté à chaque fois que le DUERP est élaboré ou mis à jour. L’objectif est clair : s’assurer que le document reflète bien les risques réels, et que les mesures de prévention sont efficaces.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le travail du CSE est souvent soutenu par la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT). Cette commission peut analyser certains risques plus en détail, suivre les actions prévues, et aider à faire des propositions utiles.

Le CSE peut aussi demander l’aide d’un expert indépendant si une situation devient complexe, ou si un grand changement dans l’organisation est prévu. Cela permet d’avoir un regard extérieur, objectif, et souvent très utile.

Consultation obligatoire du CSE sur le DUERP

Quand le DUERP est créé ou mis à jour, l’employeur doit consulter le CSE. C’est une obligation prévue par le Code du travail. Cette consultation n’est pas une simple formalité : elle permet aux élus de donner leur avis, de poser des questions, et surtout, de s’assurer que les risques sont bien pris en compte.
 
En pratique, cela veut dire que l’employeur doit présenter le document aux élus lors d’une réunion. Le CSE peut alors :
  • Vérifier si tous les postes et activités sont bien couverts,
  • Proposer des ajustements si certains risques sont mal évalués ou oubliés,
  • Demander des précisions sur les mesures prévues pour améliorer la sécurité.
 
Cette consultation est importante car elle permet un dialogue entre la direction et les représentants du personnel. Elle aide à rendre le DUERP plus concret, plus proche des réalités du terrain. Les élus peuvent s’appuyer sur les retours des salariés pour faire des remarques utiles.
 
Attention : si le CSE n’est pas consulté, ou si la consultation est mal faite, le document peut être remis en cause en cas de contrôle. Cela peut aussi fragiliser l’entreprise en cas d’accident ou de litige.
 

Intégration du DUERP dans les travaux de la CSSCT

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, une Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) doit être mise en place. Cette commission, composée de membres du CSE, se consacre aux sujets liés à la prévention des risques professionnels. Le DUERP est donc au cœur de ses missions.
 
La CSSCT ne se contente pas de lire le DUERP une fois par an. Elle l’utilise comme un outil de travail au quotidien pour :
  • Suivre les actions de prévention mises en place,
  • Vérifier que les mesures sont bien appliquées sur le terrain,
  • Identifier les manques ou les oublis dans l’évaluation des risques,
  • Proposer de nouvelles actions pour améliorer la sécurité.
 
Grâce à sa spécialisation, la CSSCT peut approfondir certains sujets sensibles, comme les risques psychosociaux, les troubles musculo-squelettiques, ou encore l’aménagement des postes de travail.
 
Elle peut aussi faire des visites sur site, rencontrer les salariés, et faire des remontées concrètes à l’employeur. Ces retours peuvent ensuite être intégrés dans une mise à jour du DUERP.
 

Bien se former pour mieux prévenir les risques

Pour bien jouer leur rôle en matière de santé et de sécurité, les élus du CSE ne peuvent pas tout deviner ou improviser. La prévention des risques demande des connaissances précises, à jour, et surtout adaptées à la réalité de l’entreprise. C’est pour cela que la formation CSE des élus est essentielle.

Connaître les règles, savoir lire un DUERP, repérer un danger, poser les bonnes questions, proposer des actions concrètes… tout cela s’apprend. Et plus les élus sont formés, plus leur action est efficace et reconnue.

La loi prévoit d’ailleurs une formation obligatoire en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) pour les membres du CSE, notamment ceux de la CSSCT. Cette formation leur donne les bases pour comprendre leurs missions et agir de manière utile au quotidien.

Mais il ne faut pas se limiter au minimum légal. Se former, c’est aussi l’occasion de :

  • Mieux comprendre les risques spécifiques à son secteur,
  • Apprendre à utiliser les bons outils (DUERP, fiches de poste, registres…),
  • Savoir comment réagir face à un accident ou un signalement,
  • Échanger avec d’autres élus et partager des bonnes pratiques.
 

Se former en SSCT : un atout pour le CSE

La formation SSCT est indispensable pour permettre aux élus du CSE de comprendre leurs missions en matière de prévention et de jouer un rôle actif dans la sécurité au travail.
 
Chez Formoz, cette formation se déroule sur une journée dynamique. Elle couvre les bases légales du DUERP, l’évaluation des risques, les nouvelles obligations liées aux évolutions du travail comme le télétravail, et l’identification des risques psychosociaux. Les participants apprennent à mettre à jour le DUERP de manière pertinente et à proposer des actions concrètes.
 
Grâce à des cas pratiques et des échanges avec un formateur expert, chaque élu repart avec des outils clairs, directement applicables dans son entreprise. L’objectif est simple : faire du DUERP un vrai levier pour améliorer les conditions de travail.
 

FAQ : DUERP et le rôle du CSE

Qu'est-ce que le DUERP et pourquoi est-il obligatoire ?

Le DUERP est un document légalement obligatoire pour toutes les entreprises ayant au moins un salarié. Il recense les risques pour la santé et la sécurité auxquels les travailleurs peuvent être exposés. Ce document vise à prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles en identifiant les risques et en définissant des mesures de prévention adaptées.

Quelle est la fréquence de mise à jour du DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés ou plus. Il doit aussi être révisé à chaque changement important dans l’entreprise ou après un accident du travail.

Quelle est l'obligation de dématérialisation du DUERP ?

Depuis juillet 2023, les entreprises de plus de 150 salariés doivent conserver leur DUERP dans un format numérique sur un portail officiel sécurisé. Cette règle sera étendue aux entreprises de moins de 150 salariés à partir de 2024.

Qui peut contrôler le DUERP ?

L’Inspection du travail peut venir vérifier que le DUERP est bien présent, à jour et conforme. Les élus du CSE peuvent aussi en demander l’accès pour s’assurer qu’il reflète bien les risques de l’entreprise.

Quelle est la différence entre le DUERP et le Papripact ?

Le DUERP recense et évalue les risques professionnels dans l’entreprise. Le Papripact, lui, est un plan d’actions qui en découle : il liste les mesures à mettre en place pour réduire ou supprimer ces risques. Les deux vont ensemble, mais le DUERP est la base.

Quelles sont les conséquences pour une entreprise de ne pas tenir le DUERP à jour ?

Le non-respect des obligations liées au DUERP expose l’entreprise à des sanctions légales, y compris des amendes. De plus, en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, l’absence d’un DUERP à jour peut aggraver la responsabilité de l’employeur, entraînant des conséquences juridiques et financières plus graves.